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 PEINTURE: Vincent VAN GOTH

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LILAS blanc



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MessageSujet: PEINTURE: Vincent VAN GOTH   Lun 6 Fév - 23:42

Vincent Van Gogh
(1853 - 1890)

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Biographie détaillée de Vincent Van Gogh










 
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Les 27 premières années
Vincent Willem Van Gogh naît le 30 mars 1853 au presbytère parental de Groot-Zundert, village du Brabant septentrional (Pays-Bas). Il est, après la naissance d'un garçon mort-né du même prénom, un an auparavant jour pour jour, l'aîné des six enfants de Théodorus Van Gogh (1822-1885) et de sa femme Anna Cornelia Carbentus (1819-1907). Son père est pasteur de la communauté réformée des Pays-Bas, sa mère est fille d'un relieur de la Haye. En 1857, naît son frère Théodorus (dit Théo) ; c'est avec celui-ci qu'il sera le plus proche.

De 1861 à 1864, Vincent fait sa scolarité à l'école publique de Zundert . En 1864 il entre à la pension de Zevenbergen où il apprend le français, l'anglais, et l'allemand et s'exerce au dessin. De 1866 à 1868, il est inscrit à la pension de Tilburg. En 1868, il interrompt ses études et retourne à Groot-Zundert. Son départ pour La Haye se fait en 1869 où il entre comme commis à la succursale de la Galerie d'Art parisienne Goupil et Cie, fondée par son oncle Vincent. Il y vend, sous la direction de H. G. Tersteeg, des reproductions d'oeuvres d'art ; il lit beaucoup et visite des musées.

En 1871, son père est nommé pasteur à Helvoirt dans le Brabant où il s'installe avec sa famille. Vincent passe ses vacances chez ses parents en 1872 ; il rend visite à La Haye, à son frère Théo avec lequel il commence à correspondre. Sur recommandation de son oncle, il est envoyé en janvier 1873 à la succursale de la Galerie Goupil à Bruxelles, puis en mai à celle de Londres. Avant de s'embarquer pour l'Angleterre, il s'arrête à Paris, où impressionné, il visite le Louvre. A partir de juin, il travaillera pendant un an à Londres, à la Galerie Goupil. A cette époque au cours de ses promenades, il exécute ses premiers dessins qu'il détruit ensuite. Epris d'Ursula, la fille de sa logeuse, il est éconduit et traverse une crise de découragement. En novembre, son frère Théo est envoyé à la succursale de la Galerie Goupil à La Haye. En 1874, il passe des vacances auprès de ses parents à Helvoirt et leur confie sa désillusion sentimentale, cause de son abattement. Il retourne à la mi-juillet à Londres avec sa soeur Anna. Il vit seul, éprouve peu d'intérêt pour son travail, lit beaucoup, notamment des ouvrages religieux. D'octobre à décembre, grâce à son oncle, il est envoyé temporairement au siège de la maison Goupil à Paris où il espère qu'un changement d'atmosphère lui sera salutaire. A partir du mois de mai 1875, il sera définitivement à Paris, mais négligeant de plus en plus son travail, il mécontentera collègues et clients. Chaque jour il lit la Bible ; il visite les musées et les galeries d'art et s'enthousiasme pour Corot et les maîtres hollandais du XVIIIe siècle. En octobre, son père Théodorus est nommé à Etten, près de Breda. En décembre sans être réellement en congé, il passe les fêtes de Noël chez ses parents.

En avril 1876, il remet sa démission à la maison Goupil et se rend à Ramsgate près de Londres où il travaille en qualité d'aide-instituteur. Il y est logé et nourri. De juillet à décembre de la même année, il est toujours instituteur adjoint, à Isleworth, faubourg ouvrier aux abords de Londres. Puis il devient aide prédicateur et instituteur chez un pasteur méthodiste. En novembre, il prononce son premier sermon et souhaite consacrer sa vie à l'évangélisation des pauvres. Continuant de s'intéresser à la peinture, il visite les collections d'Hampton Court. A Noël, il se rend chez ses parents à Etten, alarmés par l'état de leur fils, ces derniers le persuadent de ne pas retourner à Londres.

De janvier à avril 1877, recommandé par son oncle, il travaille comme vendeur dans une librairie de Dordrecht. Il vit très seul, assiste fréquemment à des offices religieux et traduit des passages de la Bible en plusieurs langues ; il dessine aussi. Au mois de mai, convaincu de la vocation religieuse de Vincent, son père accepte de le laisser partir pour Amsterdam où il préparera les examens d'entrée à la faculté de théologie. Il habite chez son oncle Johannes qui dirige les chantiers navals de la ville. Il prend des leçons de latin, de grec et de mathématiques. Il lit beaucoup, visite des musées et dessine. Les études lui semblant particulièrement ardues, il finira par y renoncer. En juillet 1878, il retourne chez ses parents, puis se rend avec son père à Bruxelles, où il a l'intention, à partir du mois d'août, de suivre un cours de trois mois pour obtenir le titre de prédicateur laïque. En attendant il rentre à Etten. En août et en octobre, il fréquente l'école de Laeken près de Bruxelles mais jugé inapte au titre d'évangélisateur, il revient à Etten. En décembre de la même année, il tente de poursuivre sa vocation et arrive dans la région minière belge du Borinage à la frontière française. Il vit dans une extrême pauvreté, visitant les malades et lisant la Bible aux mineurs. De janvier à juillet 1879, il a la charge (pour six mois) d'évangélisateur laïque à Wasmes dans le Borinage. Il loge dans une baraque où il dort sur la paille. Il se sent profondément ébranlé face aux conditions de vie des mineurs pour lesquels il s'engage avec zèle. Ceci irrite ses supérieurs qui ne renouvellent pas son poste sous prétexte d'inaptitude à la prédication.
En août, il va à pied à Bruxelles, afin de demander conseil auprès du pasteur Pieterson et lui montre les croquis qu'il a fait des mineurs du Borinage : Croquis de Femmes de mineurs portants des sacs. Puis il retourne auprès des mineurs de la région de Cuesmes où, sans être rétribué, il poursuit son apostolat à titre personnel et ce, jusqu'en juillet 1880. Bien que lui-même connaisse la plus grande misère, il secourt pauvres et malades. Il s'adonne à la lecture : Dickens, Hugo, Shakespeare, continue à dessiner et éprouve de plus en plus d'intérêt pour la peinture. Il traverse une période de crise profonde qui influencera sa vie future. Il interrompt pendant quelque temps la correspondance qu'il entretenait avec son frère Théo, ce dernier ne lui ayant pas donné raison quant au choix de sa vocation. A partir de juillet 1880, il reprend sa relation, épistolaire avec Théo. Celui-ci travaille à cette époque au siège de la maison Goupil à Paris et lui apporte son soutient financier. Vincent lui confie son état d'incertitude angoissante.

La période de La Haye

En août et septembre, encouragé par Théo, il dessine de nombreuses scènes de la vie des mineurs. Il copie également des oeuvres de Millet. En octobre, il s'inscrit à l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles où il suit des cours de dessin d'anatomie et de perspective. Il admire Millet et Daumier. En novembre, il fait la connaissance du peintre hollandais Van Rappard avec lequel il se lie d'amitié. Il reste à Bruxelles jusqu'en avril 1881. Au printemps, il se rend à Etten pour s'entretenir avec Théo de ses projets artistiques. Il ne retourne pas à Bruxelles mais continue de dessiner des paysages. Il reçoit des visites de Van Rappard avec lequel il effectue des promenades.

En été, il tombe amoureux de sa cousine Kate Vos-Stricker (appelée Kee), veuve avec un enfant, en visite à Etten ; celle-ci le repousse et rentre plutôt que prévu à Amsterdam ; Vincent se rend à La Haye pour rendre visite au peintre Mauve pour lequel il a une grande admiration. En automne, il part pour Amsterdam, souhaitant épouser Kee mais celle-ci refuse de le recevoir. Afin de montrer sa détermination, il expose un moment sa main à la flamme d'une lampe, en présence des parents de la jeune femme. En novembre et décembre, il va voir Mauve à La Haye et peint pour la première fois des natures mortes à l'huile ainsi que des aquarelles. Ses relations avec ses parents se dégradent en raison de son insistance à l'égard de Kee et du caractère outrancier de ses opinions religieuses. A Noël, il se heurte violemment à son père et refuse l'argent que celui-ci lui offre et quitte Etten.

En janvier 1882, Vincent part pour La Haye et habite près de Mauve qui lui enseigne la peinture et lui prête aussi de l'argent. Chaque mois Théo lui envoie 100 à 200 florins. Il fait bientôt la connaissance de Clasina Maria Hoornik (Sien), une prostituée alcoolique qui est enceinte . Il s'occupe d'elle et la fait travailler comme modèle. Croquis : Sorrow. En mars, il rompt avec Mauve mais cela n'altère pas l'admiration qu'il lui porte. Les relations qu'il entretient avec d'autres peintres sont également difficiles. Seul, Weissenbruch apprécie l'art de Vincent. Celui-ci dessine beaucoup d'après nature ; en dehors de Sien, il prend ses modèles parmi les pauvres gens. Son oncle Cornelis lui commande vingt dessins à la plumes représentant des vues de la ville. Ceci constitue son seul gain. En juin, il est soigné pour une blennorragie à l'hôpital municipal de La Haye où il reçoit la visite de son père et de Tersteeg. Malgré l'opposition de sa famille et de ses amis, il veut épouser Sien ; il la conduit à Leyde pour accoucher et chercher un nouveau logement pour la future famille.

En été, il se préoccupe des problèmes de la couleur en vue de la peinture à l'huile pour laquelle Théo l'aide à acquérir le matériel nécessaire. Il peint surtout des paysages. Son père est nommé pasteur à Nuenen et s'y installe avec sa famille. A partir de l'automne, il reste tout l'hiver et jusqu'en 1883 à La Haye. Il peint des paysages et dessine d'après nature. En hivers, il fait des portraits et des dessins de gens du peuples, de vieillards d'un hospice et de Sien avec son nouveau-né. Il fait la connaissance du peintre Weele en compagnie duquel il peindra au printemps, dans les dunes. Il s'occupe aussi de techniques lithographiques. Il poursuit ses nombreuses lectures, et s'intéresse également aux revues Harper's Weekly et The Graphic.

De septembre à novembre 1883, après en avoir parlé à Théo, il prend la décision douloureuse de se séparer de Sien avec laquelle il a vécu un an. Il va vivre seul dans la province de la Drenthe, dans le nord. Il se rend en bateau à Nieuw-Amsterdam d'où il fait de longues randonnées. Le paysage de sombre tourbières l'impressionne tout comme avant lui, Lieberman et ses amis Mauve, Van Rappard et Weele. Il peint et dessine les paysans de la régions dans leur dur labeur. Il visite le vieux village de Zweeloo, où Lieberman vécut longtemps.

La période de Nuenen

En décembre, il s'installe à Nuenen, où ses parents habitent et y reste jusqu'en novembre 1885. Pendant ces deux années, il peint quelque deux cents toiles aux tonalités sombres et terreuses. Il lit les romans de Zola mais aussi des écrits sur l'art de Delacroix et de Fromentin et il est convaincu de l'existence de rapports étroits entre la couleur et la musique (Wagner) ; il prend des leçons de chant et de piano. Ses parents veulent l'aider et acceptent de le voir se vêtir et se comporter de manière excentrique. Ils l'autorisent à installer un atelier dans la dépendance du presbytère.

En mai1884, il transfert son atelier chez le sacristain catholique. Il y reçoit la visite de Van Rappard. En août, sa brève liaison avec Margot Begemann, une voisine, est contrecarrée par leurs familles respectives. Margot fait une tentative de suicide. En août et septembre, il peint six tableaux décoratifs pour la salle à manger de l'orfèvre Hermans à Eindhoven. En octobre, Van Rappard séjourne à Nuenen. D'octobre à novembre, il donne des leçons de peinture à quelques amateurs de Eindhoven ; ensemble ils se promènent et visitent les musées. A partir de décembre et pendant l'hiver, il exécute des études de portraits après avoir mis au premier plan des paysans, des tisserands au travail : Tisserand devant son métier, mai 1884 et des paysages.

Son père, Théodorus, meurt subitement d'une apoplexie, le 26 mars 1885. Vincent en est très affligé. Après une vive discussion avec sa soeur Anna, il s'installe dans son atelier chez le sacristain. En avril et mai, il peint Les mangeurs de pommes de terrequi sera l'oeuvre la plus représentative de la période hollandaise. Il envoie une lithographie d'une version précédente à Van Rappard qui la critique vivement ; ce sera la fin de leur amitié.

En septembre, une jeune paysanne qui avait posé pour Vincent étant enceinte, le curé catholique interdit désormais aux habitants du village de servir de modèle à l'artiste. Celui-ci peint des natures mortes avec des pommes de terre et des nids d'oiseaux. En octobre, il part avec son ami Kerssemakers d'Eindhoven pour Amsterdam et visite le Rijksmuseum où il est impressionné par les tableaux de Rembrandt et de Hals. En novembre, il se rend à Anvers, où il reste jusqu'en février 1886. Il essaie d'entrer en contact avec des artistes et veut vendre quelques toiles. Visitant les musées, il s'intéresse surtout à Rubens. Lors de ses promenades à travers la ville, il découvre des estampes japonaises et les achète. En janvier 1886, il s'inscrit à l'école des Beaux-Arts où il fréquente les cours de peinture et de dessin, mais son intolérance face au conformisme académique engendre bientôt des différents. Il participe tout de même au concours d'accession aux classes supérieures. En février, à la suite d'une mauvaise alimentation, de l'excès de travail et de l'abus de tabac, il est malade pendant un mois.

Texte paru originalement dans l'Écho de Paris, le 31 mars 1891. Repris dans Des artistes, recueil de textes d'Octave Mirbeau, Flammarion, 1922-1924, Paris, tome I, pages 122 et suiv.
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MessageSujet: Les tournesols   Lun 6 Fév - 23:50




Les Tournesols

Les Tournesols est le nom attribué à chacun des sept tableaux peints à Arles par Vincent van Gogh en août 1888 pour les quatre premiers tableaux qui composent la série proprement dite et en janvier 1889 pour les trois derniers, appelés les Répétitions.

Vase avec douze tournesols (Arles, août 1888)




Vase avec quinze tournesols (Arles, août 1888).


Vase avec trois tournesols (Arles, août 1888).

Vase avec quinze tournesols (Arles, janvier 1889)

Vase avec quinze tournesols (Arles, janvier 1889)

Vase avec douze tournesols (Arles, janvier 1889)

Destruction de Vase avec cinq tournesols

Détruit le 6 août 1945 au cours d'un incendie avant la capitulation japonaise, le Vase aux cinq tournesols disparaît dans les flammes pendant un bombardement américain sur le Japon. Le tableau avait été acheté par Koyta Yamato en 1921. En 1922, le tableau est exposé à deux reprises, la seconde fois à Osaka. C'est au cours de cette seconde exposition que le cadre extrêmement lourd du tableau tombe, endommageant le châssis, sans heureusement toucher la peinture elle-même. Yamato refuse donc par la suite que le chef-d'œuvre soit à nouveau exposé. On pense que le lourd châssis a joué un rôle dans la destruction du tableau au cours du bombardement américain, car il n'a pu être déplacé en raison du poids du cadre.

Vase avec cinq tournesols (Arles, août 1888)
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MessageSujet: Les Iris   Lun 6 Fév - 23:51

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MessageSujet: Re: PEINTURE: Vincent VAN GOTH   Lun 6 Fév - 23:53

Maisons à Auvers sur Oise - 1890
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MessageSujet: Re: PEINTURE: Vincent VAN GOTH   Lun 6 Fév - 23:56

Margueritte GACHET dans son jardin-1890
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MessageSujet: Re: PEINTURE: Vincent VAN GOTH   Lun 6 Fév - 23:57

auto portrait
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MessageSujet: Re: PEINTURE: Vincent VAN GOTH   Mar 7 Fév - 0:05

Croquis de "Marguerite Gachet au piano".
                                       
Les lettres de Vincent van Gogh témoignent aujourd'hui de la vie de cet artiste ainsi que de l'enchaînement de ses idées lorsqu'il produisait une œuvre. Ces textes n'ont pas été écrits en vue d'être publiés ; ils représentent les pensées les plus profondes et les sentiments de son auteur. La vision intime de sa propre vie, sa démarche artistique et l'origine de ses tableaux y sont expliqués très sincèrement ; Il a un style direct et transparent. Les lettres de Van Gogh constituent une référence très riche concernant le contexte artistique et intellectuel dans lequel se trouvait Van Gogh et les efforts qu'il fournissait pour s'y attacher, les méthodes et les matériaux utilisés à l'époque, les relations intimes qu'il nouait avec ses proches, sa façon de voir les autres artistes, etc.
Citation :

En général, les lettres de Van Gogh sont adressées à son frère Theo qui est aussi son plus grand soutien. On retrouve aussi de la correspondance avec sa famille en général et ses amis comme Paul Gaugin et Emile Bernard. La lettre la plus ancienne que l'on possède est adressée à Theo et date du 29 septembre 1872. La dernière a été écrite à Theo également, quelques jours avant sa mort le 23 juillet 1890. Il la portait sur lui le 27 juillet 1890 lorsqu'il s'est tiré une balle dans le ventre pour se suicider. Environ les deux tiers de ses lettres, jusqu'en 1886, sont rédigées en néerlandais. Après cette date, il écrit en français, langue qu'il maîtrise grâce à son séjour en France. Exceptionnellement, on retrouve aussi quelques lettres en anglais. Il existe à ce jour 902 lettres connues, 819 écrites à Vincent van Gogh et 83 à son adresse. Ces lettres ainsi que des photographies et les autres documents concernant Vincent van Gogh sont aujourd'hui conservés au Musée  Van Gogh à  Amsterdam.
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MessageSujet: Re: PEINTURE: Vincent VAN GOTH   Mar 7 Fév - 0:22



Vincent Van Gogh 1853 - 1890 , Courtesan after Esen ,1887. Van Gogh Museum Amsterdam .

C'est désormais une affaire entendue : l'art japonais a profondément influencé la création artistique occidentale de la seconde moitié du 19e siècle et de ce mouvement, communément appelé « japonisme », est né une ferveur qui fait qu'il n'est guère un moderniste qui n'ait été, de près ou de loin, entrainé par la vogue japonisante. En avril 1884, Edmond de Goncourt écrivait d'ailleurs : « Le japonisme est en train de révolutionner l'optique des peuples occidentaux. »1
Naissance du japonisme dans l'Europe du 19e siècle

À la légende d'une illumination, il faut toutefois opposer une chronologie et démontrer que la fascination de l'Occident pour le Japon a pris du temps et ne s'est pas déroulée uniformément. Fermé au monde occidental depuis 1641, le Japon est contraint d'ouvrir ses portes en 1853, à la suite de l'expédition américaine menée par le commodore Matthew Calbraith Perry. De l'arrivée des Américains aux traités commerciaux de la fin des années 50, ne « japonisent » alors que quelques diplomates, dont le baron de Chassiron, précurseur méconnu des collectionneurs parisiens, et Rutherford Alcock, à l'origine de la première participation du Japon à l'Exposition internationale de Londres en 1862. La même année s'établit, au n° 220 de la rue de Rivoli, la première boutique de curiosités japonaises.
Soutenu par les manifestations officielles et enrichi par des comptes rendus de voyages et des articles de revue, le japonisme est véritablement révélé au public par l'Exposition universelle qui se tient à Paris en 1867. C'est à cette occasion, en effet, qu'est découverte ce qui deviendra aussitôt l'objet d'une parfaite dévotion : l'estampe de l'école ukiyo-e2. Deux personnalités joueront un rôle important dans la propagation de ces gravures sur bois : Tadamasa Hayashi et Siegfried Bing, deux marchands qui s'installent à Paris à la suite de l'Exposition universelle de 1878. Le critique d'art Philippe Burty – celui qui invente le terme « japonisme » en 1872 – écrit alors : « Le Japon vient de remporter à l'Exposition universelle sous les doubles formes de ses arts et de ses industries d'autrefois et d'aujourd'hui une victoire complète et décisive. »3

                                      Katsushika Hokusai, Le Mont Fuji vu du Goten-Yama, ca 1830  — Vincent Van Gogh, Amandier en fleurs, 1890
Au début des années 1880, Paris constitue le foyer par excellence du mouvement japonisant. Des collections se constituent, celles des Goncourt, Cernuschi et Guimet, amateurs fortunés qui recherchent des pièces anciennes et qui sont secondés, dans cette quête, par des historiens d'art comme Louis Gonze ou des connaisseurs comme Philippe Burty. La curiosité pour les arts du Japon donne aussi lieu à des inspirations esthétiques légitimant les recherches d'artistes en quête d'un renouveau compositionnel et iconographique. Monet, Moreau, Degas et, plus tard, Van Gogh et Toulouse-Lautrec se passionnent pour Utamaro, Hokusai et Hiroshige et réalisent des œuvres qui dénotent une influence des principes de composition des estampes ukiyo-e, tels la fragmentation de l'image par le cadrage, la stylisation des motifs, la ligne sinueuse, les larges aplats de couleurs délimités par un cerne épais et le refus de tout modelé. Il y a enfin le japonisme des gens de la mode et du décor, qui s'approvisionnent en motifs pour tissus ou céramiques. Le succès des « japonaiseries » diffusées par les expositions universelles dès 1867 et aussitôt appliquées à l'ornementation des objets et des tissus donne lieu à l'édition de recueils imprimés et à leur usage dans la plupart des manufactures européennes, chez Liberty à Londres, chez Tiffany à New-York ou chez Minton and Co. à Stoke-on-Trent.
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MessageSujet: Re: PEINTURE: Vincent VAN GOTH   Mar 7 Fév - 0:24

Mis en chanson par Jean Ferrat



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MessageSujet: Re: PEINTURE: Vincent VAN GOTH   Mar 7 Fév - 0:26

Sa vie en film  avec Jacques  Dutronc , mis en ligne par Tran Hai Duong Ici

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MessageSujet: Re: PEINTURE: Vincent VAN GOTH   

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PEINTURE: Vincent VAN GOTH
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