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 Olympe de Gouges

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Olympe de G



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MessageSujet: Olympe de Gouges   Mer 11 Jan - 12:48







Marie Gouze, dite Olympe de Gouges, est née à Montauban le 7 mai 1748. Son père légal, Pierre Gouze, est boucher. Sa mère, Anne-Olympe Mouisset, fille d'un drapier aisé de la ville, aurait longtemps entretenu une liaison avec son parrain, Jean-Jacques Lefranc de Caix, Marquis de Pompignan, président de la Cour d'Assises de Montauban, poète membre de l'Académie Française et futur auteur d'une pièce à succès intitulée Didon. Jean-Jacques Lefranc serait en réalité le véritable père d'Olympe de Gouges mais il n'a jamais formellement reconnu l'enfant (Plus tard, à la suite d'une rumeur laissant entendre qu'elle serait même une "bâtarde" de Louis XV, Olympe répondra qu'elle n'est "point fille de roi mais d'une tête couronnée de lauriers").

Marie Gouze passe son enfance à Montauban. Son père légitime meurt en 1750. Trois ans plus tard, sa mère se remarie avec un agent de police, Dominique Raymond Cassaigneau. Olympe reçoit l'éducation traditionnelle et plutôt rudimentaire alors octroyée aux jeunes filles de la petite bourgeoisie de province.

Le 24 octobre 1765, elle épouse sans grand enthousiasme Louis-Yves Aubry, traiteur de l'Intendant Alexis de Gourgues. Un fils, Pierre Aubry, naît en 1766 de leur union mais le père décède peu après des suites d'une maladie. La jeune veuve prend le nom d'Olympe de Gouges. Âgée de vingt ans, elle souhaite se consacrer aux Lettres mais, inconnue, n'appartenant pas à la noblesse et ne disposant d'aucune fortune personnelle, il lui faut conquérir une liberté que l'époque n'accorde guère aux femmes. En 1770, elle fait la connaissance de Jacques Biétrix de Rozières, riche toulousain propriétaire d'une compagnie de transports militaires, qui devient son amant. Il la demande en mariage mais elle préfère rester célibataire, déçue par sa première expérience conjugale -- elle écrira plus tard que "le mariage est le tombeau de la confiance et de l'amour". Elle décide de le suivre à Paris où vit déjà sa soeur aînée (Jeanne, épouse Reynard), afin de donner la meilleure éducation possible à son fils. Grâce à la rente financière que lui alloue Jacques Biétrix, elle commence à mener une vie mondaine, apprend le français "correct" (sa première langue est l'occitan), fréquente les salons en vue où elle a bientôt de nombreux admirateurs, fait la courtisane (certains de ses détracteurs, tels Restif de la Bretonne, prétendront qu'elle se prostitue), et rencontre des personnalités influentes de la capitale, tel Philippe d'Orléans qui assurera l'avenir de son fils. Elle figure bientôt dans L'Almanach de Paris qui répertorie les personnes dites "de condition".

Vers la trentaine, elle déménage dans le quartier élégant du Faubourg Poissonnière et commence à cotoyer un cercle d'intellectuels et d'hommes de lettres où évolue son nouvel ami, Louis-Sébastien Mercier. Elle publie un Mémoire de Madame de Valmont (1784) et prend le nom d'Olympe de Gouges pour signer ses premiers écrits.

Ses articles, romans et surtout pièces de théâtre -- elle dirigera même un temps sa propre petite troupe de théâtre -- témoignent d'un profond humanisme et sont tous empreints des idées nouvelles qui forment le terreau de la Révolution. En 1785, l'une de ses pièces, Zamore et Mirza ou l'heureux naufrage, est inscrite au répertoire de la Comédie Française mais les comédiens refusent de la jouer sous un prétexte dilatoire. En réalité la pièce, très audacieuse pour l'époque, critique le Code Noir alors en vigueur dans les colonies françaises et donne la parole à des esclaves Noirs. Olympe de Gouges fait pour cela l'objet d'une lettre de cachet, révoquée toutefois grâce à l'intervention de ses protecteurs. La pièce, rebaptisée L'Esclavage des Noirs, ne sera montée et republiée qu'en 1788, accompagnée d'un essai-manifeste pour l'abolition de l'esclavage intitulé Réflexions sur les hommes nègres. Deux ans plus tard elle intentera un procès à la Comédie Française après un nouveau retrait de sa pièce, procès qui aboutira à une reconnaissance plus importante des droits des auteurs face aux comédiens jusqu'alors tout-puissants du Théâtre Français.

Entre-temps, elle publie son Mariage innatendu de Chérubin (1786), qui fait suite au Mariage de Figaro de Beaumarchais en mettant la condition féminine au coeur de l'intrigue. Ce dernier prend la mouche et publie en retour Réminiscences, une attaque en règle contre Olympe de Gouges qui alimente les causeries des salons littéraires. Ses détracteurs l'accusent notamment d'être une vulgaire plagiaire. En 1788, elle publie plusieurs articles, dont une Lettre au peuple, ou Projet d'une caisse patriotique dans le Journal Général de France, où elle appelle à des réformes politiques, économiques et sociales radicales.

L'année suivante, alors que la Révolution gronde, elle multiplie les libelles politiques. Elle ne s'engage pas en faveur d'une révolution sanglante, défendant le principe d'une monarchie constitutionnelle, mais prône de nombreuses réformes très en avance sur son temps: la liberté d'expression, l'égalité des sexes, l'instauration du divorce, l'abolition de l'escalavage et de la peine de mort, la création d'un impôt sur les revenus des plus riches, la distribution des terres en friche à des paysans ou des coopératives, la mise en place d'un tribunal populaire pour tous, la création de maternités et de foyers solidaires pour les plus démuni(e)s, etc. Beaucoup de ses propositions novatrices devront attendre le XXe siècle pour voir le jour.

Lors des réunions des Etats Généraux, la tribune de l'Assemblée n'étant pas ouverte aux femmes, et faute d'autorisation pour éditer son propre journal, L'Impatient, elle fait imprimer et diffuser des milliers de tracts et d'affiches exposant ses thèses. Elle assiste aux débats de l'Assemblée Nationale dans les tribunes des Jacobins. Elle séduit Mirabeau par son dynamisme mais elle se fait aussi beaucoup d'ennemis. Après la prise de la Bastille, elle publie Séance Royale ou Les songes patriotiques dans lequel elle incite le Roi Louis XVI à abdiquer en faveur d'un Régent, Philippe d'Orléans. Inquiète des répercussions de ce texte elle en écrit un autre, cette fois contre le duc d'Orléans, ce qui vaut à son fils d'être renvoyé de son emploi d'ingénieur au service du cousin du roi (Il deviendra par la suite adjudant général dans l'armée et Napoléon Bonaparte le chargera en 1802 du commandement d'une brigade en Guyane où il décèdera rapidement de la malaria).

En 1791, Olympe de Gouges s'installe à Auteuil, où elle fréquente les milieux intellectuels avant-gardistes de l'époque, se liant d'amitié avec Sophie de Condorcet et Fanny de Beauharnais. À la mort de Mirabeau, en avril, elle compose son oraison funèbre, Mirabeau aux Champs-Elysées. Puis, le 14 septembre, elle publie une brochure radicalement féministe intitulée Les Droits de la femme et adressé à la reine Marie-Antoinette. Entre la dédicace à la reine et une proposition de Contrat social entre l'Homme et la Femme, l'opuscule inclut surtout sa désormais célèbre Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne, pendant polémique de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789. Outre une exhortation à donner enfin la parole aux femmes -- "La femme a le droit de monter sur l'échafaud; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune", proclame l'article X -- le texte dénonce le fait que la Révolution oublie les femmes dans son projet puisque une bonne partie des droits fondamentaux -- droit de vote, droit de propriété, droits professionnels, etc. -- ne s'applique qu'aux hommes. Destiné à être présenté à l'Assemblée nationale le 28 octobre 1791, ce premier document juridique français évoquant l'égalité des sexes et proclamant le droit des femmes à devenir des citoyennes égales aux hommes en matière civile et politique, est refusé par la Convention.

Jusqu'à la chute du Roi, Olympe de Gouges soutient l'idée d'une monarchie constitutionnelle pour la France, exprimant encore son point de vue au printemps 1792 dans un essai dédié à Louis XVI, L'Esprit français, où elle prône une révolution non-violente. Au premier jour de l'an I de la République (21 septembre 1792), elle rejoint le mouvement modéré des Girondins. Abhorant la peine de mort, elle propose son aide à Malesherbes pour assister le Roi dans son procès devant la Convention. Vivement opposée au régime de la Terreur, elle signe aussi une affiche contre Robespierre et Marat qu'elle accuse d'être responsable des effusions de sang. Fidèle à ses principes humanistes, elle y déclare que "Le sang même des coupables, versé avec profusion et cruauté, souille éternellement les révolutions". Après la mise en accusation du parti girondin, elle adresse au président de la Convention une lettre où elle s'indigne de cette mesure attentatoire aux principes démocratiques. Elle continue de s'exprimer publiquement alors qu'elle fait l'objet de menaces et que la sanglante guillotine de la Terreur coupe les têtes à plein régime.

Le 23 janvier 1793, la Comédie Française joue avec faste sa pièce de théâtre intitulée L'Entrée de Dumouriez à Bruxelles, écrite à la gloire de la Révolution, mais l'oeuvre est vivement dénigrée quelques semaines plus tard lors de la trahison de Dumouriez.

Le 20 juillet 1793, alors qu'elle diffuse son pamphlet intitulé Les Trois urnes, Olympe de Gouges est arrêtée et emprisonnée à l'Abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Elle est accusée d'injures envers les représentants du peuple et de publication d'écrits contre-révolutionnaires. De sa cellule, elle parvient à faire afficher deux derniers libelles, Une patriote persécutée et Olympe de Gouges au tribunal révolutionnaire, mais tous ses amis se cachent ou la renient. Sous la pression, son propre fils, Pierre Aubry de Gouges, la renie publiquement dans une "profession de foi civique". Le 2 novembre, elle comparaît devant le Tribunal révolutionnaire. Elle tente vainement d'expliquer que son combat humaniste s'inscrit au coeur même de la Révolution mais elle est condamnée à mort et guillotinée le lendemain matin.

C'est la seconde femme guillotinée de l'histoire de France après Marie-Antoinette. Sa nécrologie, rédigée dans Le Moniteur par Chaumette, procureur de la Commune de Paris, commence par ces termes: "Rappelez-vous l'impudente Olympe de Gouges qui la première institua des sociétés de femmes et abandonna les soins du ménage pour se mêler de la République et dont la tête est tombée sous le fer vengeur des lois...".

Victime en son siècle de ses prises de position contre les dérives de la Révolution, puis victime encore pendant près de deux siècles d'intellectuels misogynes qui la peignirent comme illettrée et exaltée, Olympe de Gouges fait aujourd'hui l'objet d'une réhabilitation. Depuis les célébrations du bicentenaire de la Révolution française, des historiens et des féministes s'attachent à revisiter le rôle et la personnalité de cette première grande avocate de l'émancipation des femmes. Son oeuvre longtemps ignorée -- quelque soixante-dix ouvrages (romans, pièces de théâtre, pamphlets, essais, manifestes, libelles,..), chronique sans équivalent de la Révolution Française et de la naissance du féminisme -- est désormais presque entièrement disponible. Pendant la campagne présidentielle de 2007, la candidate Ségolène Royal s'était même engagée en cas d'accession à la Présidence de la République, à transférer ses cendres au Panthéon.

   Olympe de Gouges
       Déclaration des Droits de la Femme



http://republique-des-lettres.com/gouges-9782824900421.php


“N’a de convictions que celui qui n’a rien approfondi.”
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MessageSujet: Re: Olympe de Gouges   Sam 21 Jan - 18:58



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MessageSujet: Re: Olympe de Gouges   Lun 23 Jan - 12:20

L’arrestation d’Olympe de Gouges

Arrêtée le 20 juillet 1793 face aux grilles du palais de justice de Paris, Olympe de Gouges fut d’abord détenue dans les combles de la mairie, qui faisait office de dépôt . Par une chaleur éprouvante, elle organisa sa défense. Son dossier, tel que nous l'avons exhumé des Archives nationales, comporte un certain nombre de lettres, qui furent interceptées, mais aussi le texte énergique d’une nouvelle affiche dont elle était parvenue à faire passer le manuscrit à l’extérieur de sa prison, et qui fut publiée sous le titre d’Olimpe de Gouges au Tribunal révolutionnaire.



Elle y relatait les motifs de son arrestation et les circonstances du premier interrogatoire qu’elle avait subi le 6 août 1793 devant le juge Jean Ardouin, en présence de Fouquier-Tinville, qui l’avaient inculpée le jour même, ordonnant son transfert à la prison de l’Abbaye.


Dans ce texte superbe de courage, elle ne ménageait pas plus Robespierre que Fouquier-Tinville, et elle faisait valoir son innocence comme la pureté de ses intentions de patriote intègre :

Les lois républicaines nous promettaient qu’aucune autorité ne frapperait les citoyens. Cependant un acte arbitraire tel que les inquisiteurs mêmes de l’ancien régime auraient rougi de l’exercer sur les productions de l’esprit humain, vient de me ravir la liberté au milieu d’un peuple libre. À l’article 7 de la Constitution, la liberté des opinions et de la presse n’est-elle pas consacrée comme le plus précieux patrimoine de l’homme ? Ces droits, ce patrimoine, la Constitution même ne seraient-ils que des phrases vagues et ne présenteraient-ils que des sens illusoires ? Depuis un mois je suis aux fers, j’étais déjà jugée avant d’être envoyée au Tribunal révolutionnaire par le Sanhédrin de Robespierre qui avait décidé que dans huit jours je serai guillotinée. Mon innocence mon énergie et l’atrocité de ma détention ont fait faire sans doute à ce conciliabule de sang de nouvelles réflexions ; il a senti qu’il n’était pas aisé d’inculper un être tel que moi et qu’il lui serait difficile de se laver d’un semblable attentat, il a trouvé plus naturel de me faire passer pour folle.

D'une prison à une autre

  De la prison de l’Abbaye elle réclama des soins pour une blessure à la jambe, conséquence d’une chute quelle avait faite les jours précédant son arrestation. On la transféra début septembre à l’infirmerie de la Petite Force, rue Pavée, puis elle obtint trois semaines plus tard d’être admise dans une maison dite de santé, en fait une prison où les prisonnierEs étaient régulièrement rançonnéEs .  La veille du procès des Girondins, le 29  octobre 1793, elle reçut son acte d’accusation et fut transférée à la Conciergerie, anti-chambre du Tribunal révolutionnaire.



La Petite Force, dans le quartier du Marais à Paris, est la prison (aujourd'hui disparue) où Olympe de Gouges fut détenue avant son procès, gravure du XIXe siècle

Un faux procès

  Le samedi 2 novembre 1793, elle comparut seule à 7 heures dans la salle dite de l’Égalité, que présidait Herman, créature de Robespierre, et Naulin, qui, substitut de Fouquier-Tinville, lut l’acte d’accusation. Elle n’avait ni témoins à décharge  , ni avocat, tandis que les jurés étaient pour plus de la moitié des amis, et même des intimes de Robespierre, tels les citoyens Duplay, Fauvelle, Auvray, Nicolas, Châtelet etc., que nous avons évoqués précédemment.

Elle exprime son étonnement de ne pas être assistée d’un avocat, le président Herman lui répond avec cynisme que si elle a su manifester de « l’esprit » pour défendre ses « amis » (c’est-à-dire les Girondins), elle doit en avoir « de reste » pour se défendre elle-même .

Cette infraction à la procédure, qui prévoyait qu’elle serait assistée d’un avocat, montre à elle seule que ce procès était une mascarade, comme d’ailleurs la plupart des procès politiques du Tribunal révolutionnaire de l’an II, que seuls certains historienNEs robespierristes s’obstinent à regarder comme équitables.

Après qu’elle a décliné son identité – « Marie-Olympe de Gouges, 38 ans [6], née à Montauban » –, le greffier fait lecture de l’acte d’accusation. Le défilé des témoins n’apporte rien de nouveau. Le président interroge l’accusée, qui répond avec habileté, protestant, comme lors de son premier interrogatoire, de la pureté de ses intentions et de son patriotisme connu de tous.

« Par des phrases oratoires », elle persiste à déclarer qu’elle a toujours été « bonne citoyenne » et n’a « jamais intrigué ». Elle rappelle qu’elle s’est ruinée pour défendre les principes de la Révolution. Puis elle ajoute qu’elle voudrait pouvoir montrer son cœur aux jurés pour qu’ils jugent de la sincérité de son patriotisme. Pendant que Naulin résume les charges qui pèsent sur elle, les agrémentant d’extraits décontextualisés de ses écrits [7], elle  prend l’assistance à témoin de sa désapprobation par quelques mimiques expressives, haussant les épaules ou levant les yeux au ciel.

Après délibération des jurés qui, soulignons-le à nouveau, étaient pour les plus influents d’entre eux des intimes de Robespierre, elle fut reconnue comme étant l’auteure du placard intitulé Les Trois urnes, par un voyageur aérien, et jugée coupable d’intentions « perfides et criminelles ». On l’accusa aussi d’avoir « versé du fiel » sur des représentants, en l’occurrence Robespierre et Marat (mort à cette époque), les seuls élus qu’elle eût mis directement en cause dans ses écrits d’octobre et novembre 1792.



Ce dessin du XIXe siècle restitue la Conciergerie au moment du départ des condamnées, bras liés, col échancré et nuque dégagée, vers les charrettes de la guillotine.


À l’issue de la lecture du jugement par le président, la sentence tombe : condamnation à la peine de mort immédiatement exécutoire, place de la Révolution , où l’échafaud était dressé en permanence.

Sénar, un agent du Comité de sureté générale (la police politique) estima que « si on n’eût rétréci sa défense et si on ne l’eût comme obscurcie, elle avait disposé en sa faveur l’auditoire et confondu le Tribunal ». Quant à Charles-Henri Sanson, le bourreau, il confirma son courage insigne :

Cette femme avait eu le tort de provoquer le ressentiment de ses juges. Pendant les débats, elle leur avait tenu tête ; elle les avait taxés d’ineptie et de mauvaise foi ; elle leur avait reproché de n’être que des ambitieux qui aspiraient à la fortune et au pouvoir, tandis qu’elle, au contraire, s’était ruinée pour propager les principes de la Révolution.


Quelle valeur donner au jugement d’Olympe de Gouges ? Toute sa vie politique, et de nombreux témoignages, dont ceux du député Louis Sébastien Mercier ou du poète Michel de Cubières , membre de la Commune, prouvent qu’elle était une patriote exemplaire, ennemie du sang, de la violence  et de la guerre civile qu’on l’avait accusée de vouloir allumer.

Son procès fait suite à celui des Girondins, dont la défense fut elle aussi empêchée. Il précède celui dont Danton, entre autres, fut victime et qui ne fut pas plus équitable .

C’est donc bien à l’assassinat d’Olympe de Gouges que le Tribunal révolutionnaire a procédé, le revêtant d’un travestissement juridique destiné à faire illusion .


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MessageSujet: Re: Olympe de Gouges   Lun 23 Jan - 12:32

Voir Robespierre, Marat et les profiteurs de la Terreur - Olympe de Gouges et Robespierre par Olivier Blanc, troisième partie  ICI


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MessageSujet: Re: Olympe de Gouges   Lun 23 Jan - 14:14





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MessageSujet: Re: Olympe de Gouges   

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