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 Ce qu’écrivait le Spiegel en 1964 sur « l’invasion » des immigrés algériens en France

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Le Chevalier

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MessageSujet: Ce qu’écrivait le Spiegel en 1964 sur « l’invasion » des immigrés algériens en France   Dim 28 Fév - 11:59

Ce qu’écrivait le Spiegel en 1964 sur « l’invasion » des immigrés algériens en France
Par Francois le 27/02/2016

Der Spiegel (littéralement « Le Miroir ») est le plus grand et le plus influent hebdomadaire allemand d’investigation, créé par Rudolf Augstein en 1946-1947.



DER SPIEGEL 29/1964

Le barbotage des Parisiennes est gâché. Lorsqu’un bikini isolé s’ébat dans un bassin ouvert, il est bientôt cerné de nageurs bistres. Dix, vingt mains d’Algériens tirent sur les fermetures du costume de bain, et arrachent son vêtement à sa porteuse. C’est surtout le week-end que sévissent ces Nord-Africains devenus souverains dans les piscines de Paris, dans la piscine flottante de luxe du ponton de la Seine Deligny aussi bien que les bassins de banlieue de Puteaux. Conséquence : les baigneuses évitent l’eau ces jours-là, leur compagnon masculin reste à distance. Les maîtres-nageurs énergiques qui osent intervenir contre ces brigands d’eau douce sont menacés après leur service, sur la terre ferme, par des hordes hostiles.

Chassés d’Algérie par les Algériens, les Français se voient désormais également pousser par les vainqueurs hors des piscines de leur propre capitale. Il ne leur faut compter sur aucune assistance. En effet, tous les jours, ce sont 600 Algériens qui quittent le pays de Ben Bella, affligé par le chômage et l’inflation, pour aller chercher leur pain de l’autre côté de la mer chez l’ancien colonisateur.

Le marché français du travail désert pourrait en absorber quelques milliers, pas plus. Mais le flux n’a cessé de s’intensifier : en 1956, 300000 Algériens vivaient en France, en 1961 ils étaient près de 600000. 30 000 d’entre eux sont actuellement au chômage et vivent de la sécurité sociale française. 13000 lits d’hôpital français sont occupés par des Algériens. La police parisienne s’est rapidement vue confrontée au problème de devoir faire face à une colonie de 200000 Algériens, qui ne constituent que trois pour cent de la population de la capitale, et à l’actif desquels ont dû être mis l’année dernière :

>32% des meurtres,
>39% des attaques en voiture,
>58% des vols avec usage d’une arme.

De plus, une partie des immigrés a apporté avec elle en France les habitudes sanitaires sous-développées de leur pays natal, en même temps que les maladies contenues dans leur sang – tuberculose et MST.

Les services français de la santé pouvaient aussi peu agir contre cette marée insalubre par des mesures d’exception que la police parisienne ne le pouvait contre la criminalité des marrons : après les accords d’Évian, les Algériens jouissent des mêmes droits que les Français, en particulier de la liberté de circulation sans aucune restriction. En 1965, les 600000 immigrés devront avoir décider s’ils veulent opter pour l’Algérie ou pour la France. Ensuite, les sujets de Ben Bella pourront être traités en étrangers et être par exemple soumis à des mesures de surveillance policière et sanitaire particulières.

À Marseille, principal lieu d’importation, les arrivants faisaient jusqu’à récemment l’objet d’examens médicaux, mais d’une attention telle qu’on ne pouvant guère parler véritablement de contrôle : en raison du pétrole algérien et de l’intérêt pour les terrains algériens pour les essais nucléaires, le gouvernement de Paris veut éviter tout ce qui pourrait ressembler à une discrimination à l’encontre des Algériens vivant en France. Ceux qui, en outre, n’arrivaient pas en France par Marseille, mais par l’Espagne, l’Italie ou par avion, n’étaient tout simplement jamais contrôlés.

Pour préserver l’Algérie de la dépopulation et la France de la poursuite de cet afflux par une même manœuvre, Alger et Paris sont convenues à la mi-avril de faire un tri parmi les futurs immigrants dès leur pays : un service de santé institué dans les grandes villes algériennes dépistera à partir du 1er juillet les voyageurs vers la France de la tuberculose et des MST.

Ainsi est résolue la question de la remigration des immigrants recalés, souvent sans moyens, et la France s’épargne l’ignominie de rejeter à la mer depuis ses côtes de pauvres sous-développés [NdT : Peut-être : "habitants du Tiers-Monde", mais j'ai traduit littéralement, on me corrigera ultérieurement au besoin. Même chose pour le "sous-développées" du début de ce commentaire, ainsi que pour les "bistres" et "marrons" du précédent, dits tels quels dans l'article mais dont j'ignore quelle connotation ils revêtaient dans les médias allemands, et que je n'ai conséquemment pas pu correctement traduire, me bornant à la traduction littérale].

Les marrons vont continuer à s’activer dans les piscines de la capitale pour atteindre et attoucher les baigneuses. Les petits bikinis, vision inhabituelle pour des musulmans, représentent pour les nageurs une joie qui masque la difficulté qu’ils ne manqueraient autrement pas de pressentir : parmi les 600000 Algériens, il n’y a que 40000 femmes.

Légende de la photo : « Des Algériens dans une piscine de Paris : Chasse sous-marine aux femmes »

Der Spiegel : http://www.spiegel.de/spiegel/print/d-46174775.html
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