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 Histoire du MEXIQUE

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Le Chevalier

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MessageSujet: Histoire du MEXIQUE   Sam 27 Fév - 16:25



De 4000 avant JC au début de notre ère

Les premiers Mexicains




Le Mexique et l'Amérique centrale constituent les principaux foyers de civilisation de l'Amérique précolombienne avec le Pérou.
Les Olmèques, Toltèques, Chichimèques, Mayas et autres Aztèques... Ces noms aux sonorités métalliques sont autant de jalons sur le cours de l'histoire du Mexique.
Bien que ces civilisations, perméables les unes aux autres, restent assez mystérieuses, toutes ont laissé des témoignages artistiques remarquables et des vestiges imposants, encore visibles au Mexique comme au Guatemala, en particulier des temples érigés au sommet de pyramides à escaliers. 
Les monuments et les très rares manuscrits arrivés jusqu'à nous témoignent d'une écriture évoluée, d'un système de datation très performant et d'excellentes connaissances mathématiques.
Mais on note aussi que ces peuples d'Amérique centrale ignoraient la métallurgie du fer, la monnaie, la domestication des animaux et l'usage de la roue. Ils fabriquaient leurs outils et leurs armes à partir de silex (comme les hommes préhistoriques ou encore les anciens Égyptiens). Ils utilisaient également une autre pierre dure, l'obsidienne.
L'Amérique centrale précolombienne
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Sur le golfe du Mexique s'est développée au 1er millénaire av. J.-C. la civilisation olmèque. Sur le modèle des cités olmèques est née près de l'actuelle Mexico, au coeur du Mexique, la grande cité de Teotihuacan, laquelle a rayonné sur le pays jusqu'en l'an 750 de notre ère. 
Les Olmèques ont surtout inspiré la civilisation maya et ses nombreuses cités-États, lesquelles se sont épanouies successivement au Guatemala puis dans la péninsule du Yucatàn pendant près de deux millénaires. Victimes de guerres intestines et sans doute aussi de l'épuisement des sols, elles ont péri de leur propre fait peu après l'arrivée de Christophe Colomb.
Au XVe siècle, les Aztèques ont établi une domination impériale et brutale sur un vaste territoire qui s'étend jusqu'au Guatemala actuel. Ceux-là ont péri du fait de la conquête par l'Espagnol Hernan Cortès.
Le maïs à l'origine des civilisations mésoaméricaines
La présence humaine est attestée dans la vallée de Mexico depuis au moins 20.000 ans avant notre ère. Mais c'est vers 4000 av. J.-C. que germent les premiers éléments de la civilisation, avec un début de sédentarisation et surtout la culture du maïs. Cette céréale généreuse est à l'origine de toutes les civilisations mésoaméricaines. 
Elle va permettre de nourrir de grandes cités de plusieurs dizaines de milliers d'habitants avec, en leur centre, les monuments de pierre et les résidences de la caste dominante : clergé, nobles et souverain (un « downtown » comme on en voit dans les États-Unis actuels) et, en périphérie, les innombrables cahutes des paysans.
Ignorant la métallurgie du fer et la charrue, les agriculteurs précolombiens n'ont d'autre choix que la culture sur brûlis : ils brûlent une parcelle de forêt, attendent que les cendres mêlées à l'eau de pluie aient un peu enrichi le sol puis enfouissent le maïs dans la terre, grain à grain, avec un simple plantoir.
Dans les régions tropicales, les agriculteurs arrivent à faire deux récoltes par an mais c'est au prix d'un rapide épuisement des sols. Les rendements ne tardent pas à décliner faute de jachère suffisante.
Pour nourrir une population croissante, les agriculteurs sont alors obligés de défricher des parcelles de plus en plus éloignées de leur cité. Mais ils en sont rapidement empêchés car ils ne disposent pas d'animaux de trait et, s'ils connaissent le principe de la roue, ils n'ont pas de métal ou de bois assez solide pour fabriquer des essieux de chariots.
Il vient donc un moment où la survie de la population passe par l'abandon de la cité et l'émigration vers un territoire encore vierge. Ce moment fatal peut être précipité par la déforestation, laquelle rend plus dramatiques les sécheresses épisodiques. Il peut s'accompagner aussi d'une flambée des tensions à l'intérieur de la cité ainsi que de jacqueries (révoltes paysannes), pour cause de disette. 
Comme on le verra avec les Mayas, ces différents phénomènes, bien analysés par l'agronome Pierre Gourou, ont concouru à plusieurs vagues d'émigration, avec abandon des anciennes cités et création de nouvelles à quelques dizaines ou quelques centaines de kilomètres de distance.
En marge du maïs, base de l'alimentation mésoaméricaine, notons un autre nutriment qui nous est devenu au moins aussi cher : le cacao ! Les peuples de la région tirent des fèves du cacaoyer une boisson épaisse, parfois pimentée, destinée à un usage rare et sacré : c'est la boisson des prêtres et des dieux ; c'est aussi un cadeau de grand prix. 
Ainsi Christophe Colomb se voit-il offrir des fèves de cacao par des piroguiers mayas, lors de son troisième et dernier voyage qui l'a mené en août 1502 sur les côtes du Yucatàn. Quoi de plus justifié, diront les vrais amateurs de vrai chocolat, même si leur boisson favorite a peu à voir avec le jus amer qui faisait le régal des Mayas...

 
Olmèques : les précurseurs
Vers 1000 av. J.-C. apparaît autour de Veracruz et Tabasco, sur le golfe du Mexique, la première civilisation mésoaméricaine (d'Amérique centrale), celle des Olmèques.
Les Olmèques bâtissent les premières villes du continent américain, avec leurs temples en pierre et leurs places de marché. En l'absence d'animaux domestiques, ils ont uniquement recours à la force humaine. On suppose que sont requis pour les travaux de construction les paysans en morte saison (entre les semis et les récoltes).
Pour des raisons essentiellement religieuses, les Olmèques étudient avec soin les cycles des jours et créent de premiers calendriers. Ils se montrent habiles mathématiciens et ébauchent une écriture à base d'idéogrammes (comme les hiéroglyphes égyptiens).
Ils lèguent enfin à l'humanité de grandes statues monolithiques caractérisées par les joues grasses et les bouches aux grosses lèvres et aux expressions dédaigneuses des personnages. Ils disparaissent vers 500 av. J.-C., peut-être à la suite d'agressions extérieures.
Zapotèques et Mixtèques
Relativement mal connus, les Totonaques succèdent aux Olmèques et dominent la région du golfe du Mexique jusqu'au XIIe siècle de notre ère. Parallèlement, les Zapotèques s'installent dans l'isthme de Tehuantepec, une zone riche en or, en jade et en cochenille, utile pour obtenir une teinture rouge. On connaît aujourd'hui leurs urnes funéraires aux formes anthropomorphiques.
Établis sur l'océan Pacifique, les Mixtèques (les habitants du « pays des nuages ») ne sont pas aussi bons architectes qu'eux mais sont en revanche de bons archivistes : dans des manuscrits pictographiques, ils retracent soigneusement les lignées de leurs rois du VII au XIIe siècle de notre ère. C'est également un peuple de guerriers. Les Zapotèques l'apprennent à leurs dépens, quand les Mixtèques envahissent leur territoire et s'approprient leur ville sainte. Dans la nécropole zapotèque, ils installent sans vergogne leurs propres morts, richement parés d'or et des pierres précieuses.
Ces peuples ont été occultés à juste titre par la civilisation maya, autrement plus prestigieuse, qui s'est développée bien plus au sud, dans la partie tropicale de l'isthme centre-américain, à partir de l'héritage olmèque...
Béatrice Roman-Amat
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Le Chevalier

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MessageSujet: Re: Histoire du MEXIQUE   Sam 27 Fév - 16:26

De 1000 avant JC au XVIIe siècle de notre ère

Surprenants Mayas





La civilisation maya domine toutes les autres civilisations d'Amérique centrale par sa durée - près de deux millénaires - et son rayonnement, du Honduras au Yucatàn. 
Elle s'est éteinte dans le silence de la forêt peu après l'arrivée de Christophe Colomb et n'est réapparue à la lumière qu'au milieu du XIXe siècle. Elle n'a pas fini de nous surprendre.
Beautés cachées
Du 26 juin au 2 octobre 2011, le musée du quai Branly (Paris) révèle la civilisation maya dans toute sa complexité à travers une exposition exceptionnelle qui rassemble quelque 150 oeuvres extraites des musées guatémaltèques.
C'est l'occasion de rappeler que cette civilisation ne se réduit pas aux massifs monuments des cités du Yucatàn.
L'exposition atteste que, près de quinze siècles avant leur érection, les Mayas affichaient déjà une grande maîtrise de l'art, des techniques et des sciences.
On peut aussi consulter l'excellent hors-série de la revue Beaux-Arts, consacré aux récentes découvertes sur la civilisation maya.
Entre l'Âge de pierre et Dr Folamour
Héritiers directs des Olmèques, les Mayas ont fait fructifier d'une manière ô combien remarquable le savoir-faire de leurs prédécesseurs dans l'architecture comme dans les sciences.
Ils vivent dans une région tropicale moitié moins étendue que la France, à cheval sur le Salvador, Belize, le Guatemala et les États mexicains du Chiapas et du Yucatàn, aujourd'hui les plus déshérités du pays. Leur nombre dépasse les 4 millions d'habitants à leur apogée (leurs descendants, généralement misérables, sont une dizaine de millions ; les trois quarts vivent au Guatemala dont ils forment la moitié de la population). 
Ils développent leur propre système d'écriture à partir du IIIe siècle après JC (début de la période classique). Mais la plupart de leurs manuscrits ont été détruits au XVIe siècle par les prédicateurs espagnols qui y  voyaient l'oeuvre du diable. 
Trois manuscrits ont échappé aux autodafés, dont le plus célèbre est à Dresde : Codex Dresdensis, Codex Persianus et Codex Trocortesianus. L'écriture maya demeure néanmoins visible sur les monuments et les statues de pierre et son déchiffrement est déjà très avancé, en dépit des variantes linguistiques d'une cité à l'autre.
Les prêtres et savants mayas se montrent excellents mathématiciens. Ils utilisent un système vigésimal (base 20) et connaissent le zéro !
Ils se montrent surtout très habiles dans l'établissement des calendriers. Croyant en un déroulement cyclique de l'Histoire, avec naissance, mort et résurrection, ils prennent grand soin de calculer les dates optimales de chacun des grands moments de la cité, à commencer par la fondation de celle-ci.
Cela les conduit à mesurer la durée de l'année solaire avec une précision inouïe, plus élevée encore que celle de notre calendrier grégorien, avec une année moyenne de 365,242129  jours (année grégorienne : 365,242500 ; année astronomique : 365,242198), divisée en 18 mois de 20 jours et un mois complémentaire de 5 jours.
Ils prévoient les éclipses mais ce ne sont pas pour autant de grands astronomes... Ainsi voient-ils la Terre plate et le Soleil tourner autour d'elle. Ils ne font pas non plus la différence entre planètes et étoiles.
Polythéistes, les Mayas révèrent de nombreuses divinités qui se retrouvent sous des noms quelque peu différents chez les autres peuples mésoaméricains (ainsi en allait-il aussi entre les Grecs et les Romains).
Toutes ces divinités participent à la répétition des fameux cycles naturels, tant terrestres que célestes. C'est en référence à l'un de ces cycles que les Aztèques verront en Cortès le retour du «Serpent à plumes» Quetzalcoalt, dieu de la résurrection (ils ne tarderont pas à déchanter) ; c'est un autre cycle qui a inspiré à un cinéaste américain astucieux l'idée de la fin du monde en 2012 !
Mais les religions mayas et plus généralement mésoaméricaines ont un côté moins innocent, à savoir la pratique des sacrifices humains. 
Ces sacrifices s'apparentent à une action de grâces : il s'agit de remercier les divinités pour tous leurs bienfaits, à commencer par le bienfait de la vie, et pour cela, au nom d'un juste équilibre des choses, on leur sacrifie quelques malchanceux : en premier lieu les prisonniers de guerre et les blessés mais aussi les vaincus des jeux de balle rituels !
Les sacrifices se pratiquent par arrachement du coeur à vif (!) ou par décapitation. Ils se déroulent sur la terrasse des fameux temples pyramidaux dont on a retrouvé des vestiges impressionnants dans la jungle, au coeur des anciennes cités. En fait de «pyramides», il s'agit d'escaliers monumentaux qui peuvent s'élever jusqu'à 60 mètres comme à Chichen Itza. Ils symbolisent le chemin qui mène de la terre au ciel.
La guerre est un fait constant de la civilisation maya comme en témoignent les épigraphes et les découvertes de charniers. Meurtrières, les guerres sont l'apanage des nobles mais les classes populaires sont aussi contraintes de se mobiliser lorsque leur cité est menacée d'une destruction totale. L'un des buts de guerre est de pourvoir les prêtres en victimes sacrificielles.
Grandeur et décadence des cités mayas
- de 2000 avant JC à 292 après JC : la période préclassique
La période dite «préclassique» ou «formative» s'étire du deuxième millénaire avant notre ère jusqu'à la fin du IIIe siècle de notre ère, qui voit l'apparition des premières inscriptions sur les monuments mayas.
Durant cette période protohistorique, lesdits Mayas ou leurs ancêtres établissent leurs premières cités dans les basses terres, à la périphérie de la région du lac Peten (Guatemala actuel) : El Mirador, Tikal...
D'ores et déjà, l'art témoigne d'une remarquable maturité comme l'attestent les céramiques des musées guatémaltèques, à l'image de l'urne funéraire anthropomorphe ci-contre. 
Rappelons que les céramiques, y compris les vases et pots, sont réalisées à la main et sans tour (on a vu que les populations mésoaméricaines ne maîtrisaient pas les usages de la roue). 
- de 292 à 909 après JC : la période classique
Les archéologues font débuter la période classique avec la première inscription relevée sur la cité de Tikla, au nord du Guatemala et la font terminer avec la dernière inscription relevée dans la même région, entre le Chiapas et le Honduras.
Cette période a été autrefois appelée de manière impropre «Ancien Empire» ! Les Mayas n'ont jamais constitué d'empire, loin s'en faut, à la différence des Toltèques, Aztèques et autres Incas.
À l'image de nos Grecs, ils formaient des cités-États jalouses de leur indépendance et régulièrement en guerre les unes contre les autres. 
Sont ainsi fondées les prestigieuses cités de Tikal, Uaxactun (vers 328) et Copàn (vers 369, dans le Honduras actuel), puis Palenqué (vers 638, au Chiapas). 
L'expansion se poursuit vers l'intérieur de la région et le lac Peten, par la création de nouvelles cités, au fur et à mesure de l'épuisement des sols.
Ces cités témoignent de la splendeur de la civilisation maya, tant par leurs monuments que par leurs objets en céramique vernissée, en jade, en obsidienne, en alliage de cuivre et d'or...
- de 909 à la fin du XVIe siècle : la période postclassique
Au IXe siècle, une crise gravissime liée très certainement à la surpopulation, à l'épuisement des sols et à des jacqueries entraîne l'effondrement de la civilisation. Les villes sont désertées et une partie de la population va survivre dans la forêt et y préserver ses traditions jusqu'à nos jours. 
Une autre partie des Mayas prend le chemin du nord et gagne la péninsule du Yucatàn. Elle établit de nouvelles cités et, pour s'approvisionner en eau dans une région plus sèche et au relief karstique, creuse et aménage de nombreuses cuvettes de rétention. Ces nouvelles cités - en particulier Chichen Itza, Uxma et Mayapán - vont bénéficier de l'arrivée de lointains cousins, les Toltèques...
 
Des hauts plateaux au Yucatàn, les Toltèques
Avant notre ère, la région de l'actuelle Mexico, sur les hauts plateaux volcaniques du Mexique, a connu le développement d'une grande cité, Teotihuacán, dont les habitants, encore pleins de mystère, devaient être apparentés aux Olmèques et aux Mayas. Ils ont érigé comme eux de magnifiques temples pyramidaux à escaliers dont les ruines ont été entraperçues par Cortès et ses soldats lors de la conquête de l'empire aztèque. 
Teotihuacan a rayonné sur sa région. Elle a commercé avec l'ensemble du Mexique et en particulier avec les cités mayas jusqu'aux environs de l'an 750 de notre ère. Elle a alors décliné et disparu, peut-être sous l'effet d'une invasion, et laissé le champ libre à de nouveaux-venus, les Toltéques.
Ces derniers dominent le nord du Mexique au cours des Xe et XIIe siècles. Ils constituent une brillante civilisation autour de Tula, leur capitale, au nord-ouest de l'actuelle Mexico. Comme les Mayas, ils pratiquent les sacrifices humains et utilisent des calendriers d'une remarquable précision. Mais à leur différence, ils forgent un empire centralisé et étendu (il alla peut-être d'un océan à l'autre). 
Malgré sa puissance, les Toltèques ont un Âge d'Or de courte durée. D'après les chroniques, ils sont chassés de Tula vers 1168 et repoussés vers l'est, sans doute par des envahisseurs étrangers.
Le souvenir de cette tragédie perdure dans le mythe de l'affrontement entre Quetzalcoalt, dieu de la résurrection des Toltèques comme des Mayas, et le dieu de la guerre Tezcatlipoca.
Quoi qu'il en soit, les Toltèques se réfugient au Yucatàn, en particulier à Chichen Itza et Mayapán, deux des plus grandes cités mayas du Yucatan. Ils vont rénover ces villes et contribuer au redressement de la civilisation maya dans l'époque postclassique.
Lorsqu'ils souhaitent remplacer un vieux temple, ils ne le détruisent pas au préalable mais, selon une technique habituelle aux Mayas et à eux-mêmes, enveloppent le  nouveau temple autour et au-dessus de l'ancien !
C'est ainsi que beaucoup d'ensembles monumentaux apparaissent comme des imbrications de différents monuments.
Les Aztèques, empire éphémère
Sur les hauts plâteaux du Mexique, les Aztèques, des nomades en provenance de ce qu'ils appellent la «terre blanche», probablement au nord-ouest du Mexique, supplantent les Toltèques.
Arrivés vers 1270, ils s'imposent progressivement aux autres peuples de la région mais adoptent en même temps de grands pans de leur culture. Vainqueurs des Chichimèques, ils ne tardent pas à dominer toute la vallée de l'actuelle Mexico. En 1325, ils fondent leur capitale, Tenochtitlan, au milieu de marais qui la rendent quasi-imprenable.
À la fin du XVe siècle, les Aztèques constituent un puissant empire militaire et centralisé et pénètrent jusqu'au Nicaragua et au Guatemala actuels, soumettant à leur autorité brutale les peuples et les cités-États. Fortement ritualisée, leur pratique de la guerre est liée à des cycles cosmiques définis par les prêtres. L'une de ses utilités, et non la moindre, est de procurer aux prêtres des victimes en nombre suffisant pour les sacrifices rituels. Cela vaut aux Aztèques d'être craints et haïs par leurs vassaux.
Le 19 février 1519, lorsque Cortès accoste à l'emplacement actuel de Veracruz, il est bien accueilli par les adversaires traditionnels des Aztèques, les Tlaxcaltèques. Beaucoup de Tlaxcaltèques ont en effet péri sur les autels aztèques, après avoir été faits prisonniers. Quand il arrive à Tenochtitlan, où vivent alors 300.000 personnes - c'est à dire trois fois plus qu'à Rome à la même époque - Cortès est émerveillé : «Aucune langue humaine ne peut exprime la grandeur et l'originalité de la ville» , écrit-il. L'empereur Moctezuma II, au service duquel se trouve une importante bureaucratie, règne alors sur les Aztèques.
Après la célèbre «Noche triste», Cortès vainc les Aztèques en août 1521 et fonde la ville de Mexico à l'emplacement de Tenochtitlan. Les Mayas devront pour leur part se soumettre à l'envahisseur espagnol vingt ans plus tard.
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Le Chevalier

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MessageSujet: Re: Histoire du MEXIQUE   Sam 27 Fév - 16:27

1520 à 2010

Le Mexique moderne, de Cortès à nos jours





Quand, en 1519, l'Espagnol Hernan Cortés quitte Cuba avec une petite troupe de soldats et gagne la côte du Mexique, dans l'idée de conquérir les royaumes mystérieux qui s'y trouvent, quelque onze millions d'Indiens (ou Amérindiens) peuplent la région.
Les conquistadores espagnols soumettent progressivement ces peuples aux civilisations urbaines élaborées. Ils profitent de la haine qui règne entre les Aztèques, peuple guerrier qui domine la région, et ses voisins, victimes de sacrifices humains pratiqués à grande échelle par les prêtres aztèques. À la suite du soulèvement de la célèbre «Noche triste», Cortès s'empare par la force de la capitale aztèque, Tenochtitlan, et la fait raser.
En 1535 est créée la vice-royauté de la Nouvelle-Espagne. Jusqu'à la fin du XVIIe siècle, la conquête du territoire progresse à petits pas. Extrêmement violente, elle aboutit à l'extinction de certains peuples, comme les Lacandons qui occupaient les hauteurs du Chiapas. La population indienne est rapidement décimée, par les violences et le travail forcé, mais surtout par les maladies: au milieu du XVIIe siècle, elle ne comprend plus qu'1,5 millions de personnes.
La très catholique Espagne de Charles-Quint donne une justification providentialiste de la conquête : les franciscains baptisent les Indiens par centaines de millions. Plus prosaïquement, les nouveaux venus découvrent d'importants filons argentifères et exploitent jusqu'à l'épuisement la main d'œuvre indienne dans ces mines. La couronne espagnole interdit le commerce avec tout autre pays que la métropole.
Les Blancs accaparent les postes de commandement, au gouvernement comme dans l'armée, au détriment des Indiens, bien sûr, mais aussi des créoles et des métis.
Choc bactérien et démographie
D'une superficie équivalent à plus de trois fois la France, le Mexique abrite aujourd'hui 106 millions d'habitants.
L'évolution démographique du pays a été marquée par le choc bactérien causé par l'arrivée des Européens. Cortès et ses hommes ont en effet introduit en Amérique centrale la variole, le typhus et la rougeole, provoquant une mortalité très forte parmi les Indiens.
Le pays a connu une importante croissance démographique au XXe siècle, une fois la période troublée de la révolution terminée. Aujourd'hui, il est rentré dans une phase de stabilisation, grâce à un taux de fécondité divisé par trois depuis les années 1970.
Vers l'indépendance
Au XVIIIe siècle, des colons pauvres venant du nord de l'Espagne affluent au Mexique. Les révolutions américaines et françaises ainsi que le creusement des inégalités entre les riches propriétaires terriens et la masse des indigents nourrissent les premiers sentiments révolutionnaires à l'égard du despotisme royal.
Le 16 septembre 1810, dans le village de Dolores, le curé Miguel Hidalgo rassemble ses ouailles et les invite à se rebeller contre les représentants de Madrid. Sa tentative tourne court : il est arrêté et pendu par les autorités l'année suivante. Pourtant, depuis lors, le 16 septembre, anniversaire du «grito de Dolores» (le Cri de Dolores) est célébré comme le jour de l'Indépendance.
Le 6 novembre 1813, le prêtre Morelos y Pavon prend à son tour la tête d'une insurrection et proclame l'indépendance du Mexique. Mais sa tentative échoue elle aussi. C'est seulement le 24 février 1821 que le pays s'émancipe pour de bon de la tutelle de Madrid, grâce à l'alliance paradoxale du guérillero Vincente Guerrero et de l'officier loyaliste Augustin de Iturbide.
Instabilité politique et pertes territoriales
Cependant, le Mexique rentre au terme de sa lutte pour l'indépendance dans une période de très grande instabilité politique.
Artisan non désintéressé de l'indépendance, Augustin de Iturbide se fait couronner empereur en 1822, à la suite du premier coup d'État d'une très longue série. Après 11 mois de règne sous le nom d'Augustin 1er, il est détrôné en 1823. L'année suivante, le Mexique se dote d'une constitution fédérative, proche de celle des États-Unis mais incapable d'endiguer les changements permanents à la tête de l'État.
L'instabilité politique du XIXe siècle s'accompagne de la perte de vastes territoires : le Mexique est amputé du Texas, du Nouveau-Mexique et de la Californie.
Le 2 mars 1836, le Texas se sépare du Mexique et proclame son indépendance. Malgré leur victoire - et le bain de sang - de Fort Alamo, les Mexicains sont vaincus par les Texans et doivent abandonner la province, qui est annexée officiellement par les États-Unis le 29 décembre 1845. Un peu plus tard, par le traité de Guadalupe Hidalgo, le pays doit céder à son puissant voisin du Nord le Nouveau-Mexique, la Californie et l'Arizona.
Au milieu du XIXe siècle, débute l'affrontement entre les partisans d'une laïcisation de l'État contre les tenants de la continuité d'un État catholique, qui avait fait l'objet d'un consensus au moment de l'indépendance.
De 1858 à 1861, une guerre civile entre libéraux et conservateurs déchire le pays. Les libéraux, menés par Benito Juarez, un Indien zapotèque d'extraction très modeste, l'emportent et mènent une politique anticléricale énergique. Ils nationalisent les biens du clergé et interdisent de nombreuses fêtes religieuses, au nom de la lutte contre les superstitions.
Dans ce contexte troublé, Napoléon III, qui espère obtenir le remboursement de la dette due à la France et augmenter son influence dans le pays, tente de placer sur le trône du Mexique un Habsbourg, l'archiduc Ferdinand-Maximilien, frère cadet de l'empereur autrichien François-Joseph 1er.
Il bénéficie du soutien des conservateurs mexicains mais se heurte à la résistance des libéraux du président Juarez. L'expédition du Mexique tourne au fiasco malgré l'exploit de Camerone et, en avril 1866, Napoléon III décide de rapatrier le corps expéditionnaire français en catastrophe. En juin 1867, l'archiduc Maximilien est fusillé, avec deux de ses généraux, par les partisans du président Juarez.
À partir de 1876, le Mexique retrouve un semblant de stabilité, mais une stabilité bien peu démocratique. Le militaire Porfirio Diaz exerce le pouvoir de 1876 à 1880 puis de 1884 à 1911, avec le soutien de l'Eglise. Les capitaux américains affluent et le pays se développe économiquement. Toutefois, les inégalités se creusent également : 95% des paysans sont alors dépourvus de terre, alors qu'elle se concentre dans les mains de quelques grands propriétaires.
Révolution et réforme agraire
Le 20 novembre 1910, un groupe de Mexicains prend les armes contre le dictateur Porfirio Díaz, en réponse à l'appel lancé des États-Unis par le libéral Francisco Indalecio Madero (37 ans). C'est le début d'une révolution longue et douloureuse... Mais bien qu'il doive en grande partie son succès au soutien des paysans, Madero ne se préoccupe pas de réforme agraire.
Dans les campagnes, où le mécontentement couve depuis des années, les paysans trouvent un nouveau héros dans la figure d'Emiliano Zapata, un Indien qui lance le slogan «Tierra y Libertad» (terre et liberté).
Zapata se rend rapidement maître de l'État du Morelos. Le renversement de Madero par un partisan de Diaz, Victoriano Huerta, suscite l'indignation dans les campagnes et fait grossir les rangs des Zapatistes. Grâce à une alliance avec Pancho Villa - autre figure romantique, considérée par ses partisans comme un justicier idéaliste et par ses détracteurs comme un bandit -, Zapata s'empare de Mexico le 6 décembre 1914. Il s'allie avec le mouvement constitutionnaliste du général Carranza, qui devient de facto président.

En 1917 est adoptée une nouvelle Constitution, d'inspiration sociale et nationaliste, qui inscrit la réforme agraire dans les textes fondamentaux et reconnaît le droit à la grève et au repos hebdomadaire. Elle établit également le suffrage universel masculin. L'anticléricalisme revient au goût du jour.
Toutefois, le bouillonnant Zapata devient vite une gêne pour Carranza, qui le fait fusiller en 1919, après lui avoir tendu un piège.
Les années suivantes sont marquées par de nombreuses distributions de terre aux paysans, la nationalisation du pétrole, mais aussi par de très brutales persécutions anti-cléricales et l'interdiction de tous les services religieux, sous la présidence de Calles.
En 1929 est fondé le Parti national révolutionnaire, devenu plus tard le Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI), destiné à rester sur le devant de la scène politique mexicaine jusqu'en 2000.
Sous la présidence de Lázaro Cárdenas, élu en 1934, nationalisations et distributions de terre se poursuivent, mais les lois anticléricales tombent progressivement en désuétude et la paix religieuse revient enfin dans le pays en 1940 avec la reddition des derniers «Cristeros».
L'industrialisation connaît un essor très important à partir de 1945, dans un pays resté jusqu'alors majoritairement rural. À partir des années 1980, les mécanismes du marché supplantent progressivement l'intervention de l'État dans l'économie, ce qui favorise une entrée massive de capitaux étrangers mais aussi un creusement des inégalités.
En 2005, le Mexique se situe au 11e rang mondial en terme de PIB. Il subit toutefois durement la crise financière et ses zones économiques spéciales dédiées aux exportations vers les États-Unis sont aujourd'hui confrontées à la concurrence des pays de production à bas coût, notamment asiatiques.
Béatrice Roman-Amat
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MessageSujet: Re: Histoire du MEXIQUE   Sam 27 Fév - 16:28

France-Mexique

«Je t'aime, moi non plus»





Dès les années qui suivent son indépendance, en 1821, le Mexique se trouve confronté de façon répétée à la France. Pourtant, depuis deux siècles, celle-ci jouit paradoxalement d'une image très favorable auprès des élites mexicaines.
Franck Robert
Arrogance gauloise
Dans l'anarchie qui secoue le Mexique après son indépendance, de nombreux commerçants étrangers sont victimes de violences. L'un d'eux, un pâtissier français, voit sa boutique saccagée, et en appelle à la mère patrie pour demander réparation. Saisissant ce prétexte, le roi Louis-Philippe 1er envoie en 1838 une escadrille de guerre bombarder le port de Veracruz ainsi que les ports de l'Atlantique.
L'opération dure plusieurs mois et s'achève avec le paiement par le Mexique de la somme de 600.000 pesos, exigée par la France à titre de dédommagement.
C'est sous le même prétexte, la protection des intérêts nationaux, que Napoléon III intervient au Mexique une nouvelle fois, entre 1861 et 1867. Les hostilités démarrent par une défaite française, devant Puebla, le 5 mai 1862. Cette bataille, remportée par les Mexicains contre l'une des armées les plus puissantes du monde, est encore aujourd'hui considérée comme l'un des événements les plus glorieux de l'histoire du Mexique. Dans le calendrier national, le 5 mai est un jour férié et chômé. Ce fait d'armes n'empêche pourtant pas les Français d'occuper le pays et d'installer à sa tête un empereur, Maximilien de Habsbourg.
En guise de consolation, la presse se fait l'écho en 1863 du ralliement de Victor Hugo à la cause des républicains mexicains contre «Napoléon le Petit». En 1866, ce dernier, menacé en Europe par la puissance prussienne, est contraint de rapatrier ses troupes. Abandonnée, Maximilien est fusillé l'année suivante.
Retour en grâce
La France quitte le Mexique mais ce n'est que pour mieux y rester. Après une période de turbulences, le général Porfirio Diaz, héros de la guerre contre les Français, accède à la présidence de la République en 1876. Il n'est chassé du pouvoir qu'en 1911, avec la Révolution mexicaine. Pendant cette longue période de stabilité, baptisée «Porfiriat», il mène une politique paradoxalement très francophile et accueille avec faveur les investissements français.
C'est ainsi que plusieurs centaines d'émigrants français originaires des Alpes de Haute-Provence - les «Barcelonnettes» - font fortune dans le pays. Aujourd'hui, leurs descendants sont à la tête des plus grandes entreprises textiles du pays. Parallèlement, les intellectuels français tels le positiviste Auguste Comte inspirent l'administration et le gouvernement du pays. De grands travaux sont lancés à Mexico, que le régime projette de modeler sur Paris. À preuve le Palais national des Beaux-Arts, qui s'inspire du style Art Nouveau, en vogue en France et en Europe.
Les sept décennies de règne du Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI) qui suivent la Révolution ne marquent pas de progrès notable dans les relations diplomatiques entre les deux pays. Toutefois, les artistes, intellectuels et universitaires français continuent de jouir au Mexique d'une excellente réputation. En 1938, le théoricien du surréalisme André Breton y fait un voyage remarqué et rencontre les peintres Frida Kahlo et Diego Rivera.
Les présidents des deux nations se montrent, quant à eux, soucieux d'afficher leur bonne entente. Le 28 mars 1964, Charles de Gaulle est ainsi le premier chef d'État étranger à prendre la parole depuis le balcon du Palacio nacional, sur la place centrale de Mexico. «Marchemos la mano en la mano, viva México !» (Marchons la main dans la main, vive le Mexique !), lance-t-il à la foule.
Le président Valéry Giscard d'Estaing effectue lui aussi une brève visite d'Etat au Mexique, en mars 1979, au cours de laquelle priorité est donnée à la coopération économique et énergétique.
Il faut attendre l'élection de François Mitterrand à la présidence, en 1981, pour voir à nouveau la France faire la Une des quotidiens mexicains. Le 20 octobre de cette même année, alors qu'il se prépare à assister à la conférence de Cancun sur le développement, il prononce à Mexico un discours qui fait date : se réclamant de la «France de Victor Hugo» contre celle de Napoléon III, il défend la solidarité Nord-Sud sur les questions de développement. Ses mots sont particulièrement bien accueillis par l'opinion et le régime mexicain.
La France, de son côté, se félicite de la transition démocratique de l'an 2000, qui voit la droite libérale arriver au pouvoir. Les relations franco-mexicaines, autrefois conflictuelles, se focalisent désormais sur la coopération économique... Jusqu'à l'affaire Cassez, première occurrence d'une tension diplomatique nette entre les deux États depuis la période troublée du XIXe siècle.
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MessageSujet: Re: Histoire du MEXIQUE   Sam 27 Fév - 16:28

30 juin 1520

«Noche triste» à Tenochtitlan





La nuit du 30 juin au 1er juillet 1520 reste connue sous le nom de «Noche Triste» (Triste Nuit) dans l'Histoire de l'Espagne. En ces heures tragiques s'est joué en effet le destin du Mexique et de l'Amérique espagnole.
Une poignée de soldats espagnols aux ordres d'un jeune noble castillan du nom d'Hernan Cortés (en français Fernand Cortez) échappe cette nuit-là à la furie aztèque.
Incapables de repousser les Espagnols, les habitants du Mexique vont devoir se soumettre aux nouveaux-venus.
Des intrus bien accueillis
Le 19 février 1519, Cortés, débarque au Mexique en provenance des Antilles et entreprend la conquête du pays.
Il tire parti de l'étonnement que suscitent sur les Indiens le physique barbu des Espagnols, leurs armures métalliques, leurs armes à feu et leurs chevaux caparaçonnés.
Les Indiens font le rapprochement entre ces arrivants et leur mythologie, qui évoque un dieu, Quetzalcoatl, parti un jour à la conquête de nouvelles terres et qui doit revenir avec ses descendants revêtus d'armures dorées.
Cortés, grâce aux services d'une jeune Indienne, se rallie habilement les peuples qu'oppriment les Aztèques.
Ces derniers ont établi un siècle plus tôt leur domination sur un vaste territoire qui s'étend jusqu'au Guatemala actuel.
Leur capitale est une cité prestigieuse du nom de Tenochtitlan, environnée d'un lac qui la protège des agresseurs éventuels.
Les guerres que les Aztèques poursuivent sans relâche n'ont d'autre but que d'alimenter leurs temples en sacrifices humains.
Guerre impitoyable
Quand Cortés fait part de son arrivée à l'empereur aztèque Moctezuma II, celui-ci n'ose pas lui refuser l'accès de sa capitale. Troublé, il le reçoit avec les honneurs dûs à un descendant du dieu Quetzalcoatl.
Une fois dans la place, Cortés séquestre l'empereur et gouverne en son nom. Mais voilà qu'il doit revenir sur la côte pour faire face au débarquement d'un rival.
Il confie la garde de la ville à un lieutenant. Mais celui-ci est rapidement dépassé par la situation. La population prend les Espagnols à partie et Moctezuma trouve la mort en tentant de s'interposer.
Informé, Cortés fait demi-tour pour porter secours à ses compatriotes. Il ordonne la retraite dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 1520. Mais la population a coupé les ponts qui permettent de franchir les marais environnants et la moitié des Espagnols succombent en tentant de sortir de la ville.
Triomphe espagnol
Cortés, tenace, reprend l'offensive, vainc une armée de plusieurs dizaines de milliers d'hommes et s'empare de Tenochtitlan le 13 août 1521, malgré la résistance du nouvel empereur Cuauhtémoc.
Sur l'emplacement de Tenochtitlan, le nouveau maître du pays fonde la ville de Mexico, d'après le nom donné aux habitants de la région, les Mexican.
L'empereur Charles Quint transforme l'ancien empire en une colonie du nom de Nouvelle-Espagne. Cortés en devient le gouverneur et le capitaine général. Il finira sa vie en Espagne, près de Séville, se consacrant à la rédaction de ses souvenirs. -
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MessageSujet: Re: Histoire du MEXIQUE   Sam 27 Fév - 16:30

26
16 septembre 1810

Le cri de Dolores

 
Le 16 septembre 1810, dans le village de Dolores, au Mexique, alors sous colonisation espagnole, le curé Miguel Hidalgo rassemble ses ouailles et les invite à se rebeller contre les représentants de Madrid.
Il conclut sa harangue par ce cri : « ¡Viva la Virgen de Guadalupe! ¡Viva Fernando VII! ¡Abajo el mal gobierno ! » (Vive la Vierge de Guadeloupe, vive Fernand VII, à bas le mauvais gouvernement !). Sa tentative tournera court et il sera arrêté et pendu par les autorités l'année suivante. C'est seulement en 1821 que deviendra indépendant le Mexique, anciennement appelé Nouvelle-Espagne.
Depuis lors, le 16 septembre, anniversaire du « grito de Dolores » (le cri de Dolores) est célébré comme le jour de l'Indépendance.
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MessageSujet: Re: Histoire du MEXIQUE   Sam 27 Fév - 16:31

18 mai 1822

Augustin de Iturbide se proclame empereur du Mexique





Figure paradoxale de l'histoire mexicaine, Augustin de Iturbide est à la fois un des principaux artisans de l'indépendance du pays et l'auteur, le 18 mai 1822, du premier coup d'État d'une interminable série.
Fugace empereur du Mexique sous le nom d'Augustin 1er, il est détrôné au bout de quelques mois.
Béatrice Roman-Amat.
Officier loyaliste
Né le 27 septembre 1783 à Valladolid, dans une famille de grands propriétaires terriens, Augustin de Iturbide penche tout naturellement vers le loyalisme à l'égard de l'Espagne. Officier, il réprime dans le sang le soulèvement de septembre 1810, provoqué par l'appel aux armes du curé Miguel Hidalgo en vue d'arracher l'indépendance du Mexique.
Iturbide gagne ainsi une réputation de fidèle serviteur de la couronne espagnole. Réputation qui ne l'empêche pas de se faire limoger pour malversations et extorsions en 1816.
Des «Trois garanties» au trône
Iturbide demande en 1821 au vice-roi de lui fournir des troupes pour en finir avec les indépendantistes dont les troupes sont exsangues. On lui accorde 2.500 hommes, mais, au lieu de les lancer dans la bataille, il se concerte avec son principal ennemi, Vincente Guerrero.
Tous deux proclament le «Plan des trois garanties» qui prévoit l'indépendance du Mexique à trois conditions : le maintien d'une monarchie, confiée au roi d'Espagne ou à un prince de sang, celui du catholicisme comme religion d'État et l'égalité raciale.
Le revirement d'Iturbide s'explique par l'inquiétude de ce conservateur à l'égard de la révolution libérale qui se déroule au même moment en Espagne. Le vice-roi tente d'annuler le traité mais Iturbide l'oblige à reconnaître l'indépendance du Mexique.
Iturbide occupe d'abord le poste de président du conseil des régents et un Congrès est chargé de rédiger une nouvelle Constitution. Toutefois, l'illusion ne dure pas. Dans la nuit du 18 mai 1822, des groupes militaires réunis à Mexico proclament le régent empereur. Iturbide devient Augustin Ier.
Le lendemain, le Congrès ratifie ce qu'il présente comme le choix du peuple. Iturbide est couronné lors d'une pompeuse cérémonie et la monarchie déclarée héréditaire.
Empire éphémère, instabilité durable
L'empereur fraîchement ém
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